logo

Le stéthoscope: principe de fonctionnement

Un stéthoscope peut comporter un ou deux pavillons, pièces métalliques pourvues d'une membrane que l'on applique sur la peau du patient. Cette membrane, mise en vibration par les sons corporels, est reliée par un ou deux tubes souples aux embouts que le praticien place dans ses oreilles. La rigidité du système au niveau auriculaire, se fait grâce à une armature métallique : la lyre.
Par sa construction, le stéthoscope constitue un amplificateur acoustique (large pavillon, petits écouteurs). Les capteurs peuvent filtrer certaines fréquences (basses ou hautes), pour recueillir les sons plus spécifiquement aigus ou graves, selon les diagnostics à effectuer.

Anatomie du stéthoscope

La lyre et le ressort de lyre
La lyre est la partie métallique du stéthoscope, sur laquelle s'ajuste la tubulure. La lyre est composée de deux tubes auriculaires, d'un ressort de tension et d'embouts auriculaires. Elle suit un angle anatomique qui permet une adaptation parfaite aux conduits auditifs.
Le ressort de lyre préserve l’uniformité de la courbe de réponse et permet de conduire les sons dans le tube sans perturbation sur le trajet de la propagation des ondes sonores. Un ajustement de la tension du ressort est possible en écartant les tubes auriculaires ou en les croisant pour les resserrer.

Les embouts auriculaires
Les embouts auriculaires acheminent les sons amplifiés jusqu’au canal auditif. Conçus pour le confort de l’oreille, ils sont adaptés à l’anatomie du canal auditif.  Bien ajustés, ils favorisent une meilleure acoustique et une étanchéité accrue réduisant ainsi les bruits ambiants.  Certains stéthoscopes sont équipés d’embouts souples ou rigides.  Les embouts souples peuvent offrir un meilleur confort, une bonne étanchéité, une plus grande durabilité, et permettent une réduction de l'adhésion de fibres et de poussière.

Les tubes auriculaires

Le tube auriculaire est la partie sur laquelle sont attachés les embouts.

Le pavillon et la membrane

Le pavillon est la partie du stéthoscope qui se place sur la peau à l'endroit où l'on veut entendre un son. Les stéthoscopes peuvent être à simple ou à double pavillon.

Pour les double pavillons : le côté le plus grand peut être utilisé pour les patients adultes, alors que le côté le plus petit est particulièrement utile pour les nourrissons ou les patients les plus maigres, sous les bandages ou au niveau de la carotide.

Membrane double fréquence sur un double pavillon

Un stéthoscope à double pavillon comporte une cloche et une membrane permettant l'écoute des sons de basses et de hautes fréquences sans avoir à retourner le pavillon.  La cloche est utilisée avec un faible contact sur la peau pour entendre les sons de basse fréquence, alors que la membrane est utilisée avec une pression plus ferme pour entendre les sons de haute fréquence.

La tubulure

La plupart des stéthoscopes sont équipés d’une simple tubulure en « Y ».  Certains modèles (spécifiquement utilisés pour le diagnostic en cardiologie) proposent une tubulure à double conduit (interne ou externe) qui permet une auscultation exacte offre une qualité de son supérieure à celle des stéthoscopes à tubulure simple.

Techniques d'auscultation

  1. S’assurer du confort du patient, l’environnement doit être calme et la température ambiante agréable.
  2. Le stéthoscope doit être directement placé à même la peau du patient.
  3. Pour l’auscultation cardiaque : Le patient doit être examiné successivement couché sur le dos (décubitus dorsal) sur la table d'examen, puis allongé sur le côté en position horizontale (décubitus latéral gauche) et en position assise. Différents sons, et surtout les sons anormaux, peuvent être découverts dans diverses positions.
  4. La possibilité d'examiner le patient du côté droit. Réduit les éventuels bruits parasites dus au frottement de la tubulure contre des objets.
  5. Utiliser un stéthoscope qui comporte à la fois une cloche et une membrane, ou un pavillon permettant ces deux utilisations.
  6. Quatre zones au moins doivent être auscultées, en utilisant d'abord la membrane puis la cloche :
    • a. Foyer tricuspidien - quatrième espace intercostal gauche. C'est dans cette zone que s'entendent le mieux les sons de la valve tricuspide et du ventricule droit.
    • b. Foyer mitral - cinquième espace intercostal gauche sur la ligne médio-claviculaire. C'est dans cette zone que s'entendent le mieux les sons mitraux et du ventricule gauche.
    • c. Foyer aortique : deuxième espace intercostal droit. Permet la meilleure écoute des sons de la valve aortique.
    • d. Foyer pulmonaire - deuxième espace intercostal gauche. Permet la meilleure écoute de la valve pulmonaire.
  7. N’écouter qu’un son à la fois. Par exemple, pendant l'écoute des sons en diastole, il faut ignorer les sons de systole.

Pour chacune des quatre zones mentionnées, il faut écouter les sons de haute et de basse fréquences.

Utilisation de votre stéthoscope

Votre stéthoscope vous assure des années de d'utilisation fiable, en particulier si vous respectez les conseils d'entretien et de nettoyage.

Entretien général

Un nettoyage régulier vous assurera une performance acoustique optimale.

Amélioration de la performance acoustique: Si la performance acoustique de votre stéthoscope vous semble réduite ou insuffisante, vérifier les points suivants:

Le positionnement de la lyre: La plupart des stéthoscopes disposent d'une lyre prévue pour être portée selon un angle anatomique, orienté vers le canal auriculaire de l'utilisateur. Avant de placer les embouts dans vos oreilles, mettez la lyre devant vous pour que les tubes auriculaires soient pointés vers vous. Tout le monde n'a pas les même canaux auriculaires. Si, après avoir inséré les embouts convenablement, le port de la lyre n'est pas confortable et qu'il n'y a pas d'amélioration de l'acoustique, ajustez les embouts. Un mauvais port de la lyre peut entraîner une réduction partielle et parfois même complète de la performance acoustique.

La bonne taille des embouts. Il est important d'avoir des embouts auriculaires de la bonne taille pour avoir une bonne acoustique, et particulièrement avec des embouts souples. Si les embouts souples sont trop grands, la compression de l'embout dans l'oreille risque de diminuer la performance acoustique. Ceci est également valable lorsque l'embout est trop petit. Il faut donc utiliser des embouts adaptés à la taille de l'oreille.

Qu'il n'y a pas d'obstruction.  Si le stéthoscope est fréquemment transporté dans une poche ou qu'il n'est pas nettoyé régulièrement, il est possible que de la poussière ou une fibre obstruent le conduit. Un entretien régulier peut prévenir ce problème.

Le joint. Les stéthoscopes contiennent un joint étanche pour transmettre les sons du corps du patient jusqu'aux oreilles du praticien. La perte d'une pièce du pavillon, de la tubulure ou une fêlure peuvent rompre cette étanchéité.

Règler la cloche Avec un stéthoscope double face, l'utilisateur doit ouvrir ou régler la cloche ou le diaphragme en tournant le pavillon. Si le diaphragme est ouvert, la cloche sera fermée, empêchant les sons de passer à travers, et vice versa.

Entretien et réparations

Conseils pour le nettoyage :

Les embouts auriculaires peuvent être enlevés pendant le nettoyage.

Stéthoscope doppler

Il s’agit d’une variété de stéthoscope associant les qualités et les capacités d'un stéthoscope acoustique (habituellement utilisé par le médecin ou l'infirmière) à celles d'un système doppler de 8 MHz qui est intégré dans le pavillon du stéthoscope.

Ce type de stéthoscope fonctionne comme un stéthoscope classique mais optimise l'exploration des artères car il permet de déterminer l'index de pression systolique (pression au moment de l'éjection du sang par le coeur) facilitant ainsi le dépistage d'une atteinte artérielle (artériopathie).

L’apparition du numérique et du multimédia est une nouvelle révolution pour l’auscultation. Elle permet la continuité des travaux de Laennec grâce aux nouveaux stéthoscopes électroniques et assure une auscultation encore meilleure et accessible au grand public.

Avantages des stéthoscopes électroniques par rapport au stéthoscope acoustique ?

Dans un stéthoscope acoustique, les sons sont captés par une membrane et transmis aux oreilles par un tube flexible en caoutchouc ou en plastique. La qualité de la membrane, la longueur du tube, les déviations dans la tubulure, etc. peuvent causer une distorsion du son. En outre, le son ne peut pas être amplifié, et les bruits externes ne peuvent pas être filtrés.
Avec un stéthoscope électronique les sons sont captés à l'aide d'un microphone situé derrière la membrane dans le pavillon. Les sons sont alors amplifiés et transmis par des fils aux haut-parleurs situés à l'intérieur des embouts auriculaires. Il n'y a donc aucune distorsion et l'utilisateur peut régler lui-même le degré d'amplification du son. En plus, un filtrage électronique permet d'éliminer de nombreux sons externes, comme ceux créés par les mouvements de la main, les frottements et le bruit ambiant.

Haut de la page

Stéthoscope

littmanE3000

Stéthoscope 3M Littmann E3000

 

Partenaires

logo nmmedical
:: Contact | Plan du site | Partenaires ::